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Les Paspéyas

Em
Passe Bébiac s'éveille à peine l'aube glisse
 
ses premières lueurs sur l'infini mouvant
 
que l'un des vieux pêcheurs du faubourg déjà hisse sa voilure ondoyante au souffle âpre du vent. Un groupe de
 
vaillants s'en va jeter les lignes au mitan de la baie où mord le poisson franc.
 
 
Am Em
Les voiles au lointain semblent des vols de cygnes traînant l'ombre de leurs ailes sur le flot
 
blanc. Soudain un bruit de chaîne arrive à notre oreille. Le vieil éclaireur vient de jeter le
Am
grappin et l'on tire à foison
 
 
Em C
de la vague profonde les voraces adoques aux nageoires d'argent. Battant la marche à toute, une
Em Am B Em
blanche flottille qui cingle alertement le cap sur le soleil. Et lorsque midi luit sur l'onde
Am
moutonneuse, la flottille gaiement revient au barachois. Leurs cœurs constamment flottent entre
Em
l'onde et la terre en labourant le sol
 
 
 
si calme des aïeux. À chaque aube nouvelle, ils partent pour la pêche. Tous les soirs dans les prés
Am Em
que Dieu seul irrigue, ils mouillent de sueur la faucille ou la bêche et bien rares pour eux sont
 
les jours de dégât.
 
 
C Em Am B Em Bm Em
Battant la marche à toute, une blanche flottille qui cingle alertement le cap sur le soleil. Leur
Am
nerf d'acier les fait triompher des tempêtes. À nul de ces pêcheurs, le suet n'est fatal. Une longue
 
vieillesse auréole leur tête.
 
 
Em
Tous s'éteignent tournés vers le grand banc natal.
 
C Am Em Am B
 
 
C Em
Battant la marche à toute, une blanche flottille
Am B Em
qui cingle alertement le cap sur le soleil, le cap sur le soleil. le cap sur le soleil
 
E